Pendant longtemps, nous avons levé les yeux vers le ciel à la recherche d’une autre intelligence, d’une rencontre du troisième type.
Nous imaginions la rencontre ailleurs, dans un autre monde, sous une autre forme. Et pendant ce temps, sans vraiment nous en rendre compte, une autre rencontre commençait ici, parmi nous.
Depuis quelques années, de nouveaux interlocuteurs sont apparus. Ni hommes, ni femmes, ni humains — et pourtant nourris de nos mots, de nos idées, de nos découvertes, de nos intuitions, de nos erreurs aussi.
L’intelligence artificielle ne vient pas d’ailleurs. Elle vient de nous, de ce que nous avons écrit, pensé, transmis, documenté, créé et parfois mal compris.
Elle bouleverse déjà notre manière d’apprendre, de travailler, de soigner, de décider et de publier. Mais pour qu’elle éclaire sans tromper, elle doit rester à sa place : un outil puissant, pas un oracle.
Nous lui avons donc donné une place claire dans notre travail éditorial : aider, structurer, comparer, relire, explorer, mettre en perspective — sans jamais remplacer la responsabilité humaine.
L’humain écrit. L’IA éclaire.
Cette phrase résume notre ligne : des livres accessibles, documentés, vérifiables et révisables, pour comprendre le monde qui vient sans se laisser éblouir par lui.
C’est précisément pour cela que nous avons appelé notre maison d’édition Le troisième interlocuteur.